Togo : 30e fournisseur mondial de produits agricoles Bio vers l’Europe, 1er de la CEDEAO, et 4e africain

La filière agricole togolaise, considérée comme l’une des priorités du PND 2018-2022 (Plan National de Développement), peut d’ores et déjà se féliciter d’une première victoire symbolique. L’UE confirme à la République togolaise la position de 1er exportateur de produits agricoles biologiques (à savoir les tourteaux de soja bio, fromage, lait, animaux œufs, fleurs, coton, fruits, céréales, légumes, etc.) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Avec ses 36 450 tonnes exportées en 2018, le pays de Faure Gnassingbé est le premier vendeur de produits bio à l’Europe, en particulier en France, en Italie, en Allemagne, en Autriche, au Danemark, Croatie, Grèce, et aux pays-Bas, en Afrique de l’Ouest, et le 4e au niveau continental.
L’agriculture bio se porte bien dans la petite Suisse du continent africain, et le pays a plus que triplé ses exportations à destination de l’UE, passant de 21 000 à plus de 62 000 entre 2018 et 2019. Une hausse de 95 % qui en fait l’exportateur numéro 1 de la zone CEDEAO.
En effet, les volumes d’exportation du pays vers l’Union européenne le mettent ainsi devant le Bénin (34e mondial), la Sierra Leone (37e mondial), le Burkina Faso (42 mondial), la Côte d’Ivoire (45e mondial) et le Ghana (62e mondial). Si, au niveau continental, la place du leader revient à l’Egypte, suivi de l’Afrique du Sud, l’Ouganda et la Tunisie, le Togo revient à la 30e place mondiale, sur un classement de 110 pays. Chaque année, ce sont près de 42 500 producteurs de bio qui y travaillent d’arrache-pied, soit environ 12 % de l’ensemble des producteurs africains. Il est à noter que la Chine occupe la première place.
Les exportateurs CEDEAO des produits agricoles bio vers l’UE sont : le Togo, le Nigeria, le Niger, le Bénin, le Sénégal, le Burkina Faso, le Ghana et la Côte d’Ivoire.

       Agriculture biologique : cahier des charges

Afin d’obtenir et conserver la certification en agriculture bio, l’opérateur doit appliquer un cahier des charges adapté à chaque type de production, très strict, et respectant les principes suivants : développement et entretien de la biodiversité (plantation ou maintien de haies, élevage et culture d’espèces variées, etc.), bien-être animal (interdiction de l’élevage hors-sol, pâturage, parcours extérieur, surface des espaces de vie, etc.), priorité à la prévention et aux médecines douces, et élevage extensif avec alimentation biologique, lutte contre les nuisibles, rotation des cultures pour la régénération des sols, recyclage des rejets et déchets organiques, aucune utilisation d’OGM (Organisme génétiquement modifié).